Elle avait treize ans
Il en avait quinze
Elle était venue de si loin
Pour une fête qui durerait seulement jusqu'au petit matin
Il était plus de huit heure du soir
Et cela faisait trois heures qu'elle le regardait
Toujours avec cet immense espoir
Qu'au milieu de la nuitée il lui parlerait
Plus tard dans la soirée
Il l'invita à danser
Sur une mélodie lente
Mais elle rejeta sa demande
A dix heures elle décida d'aller marcher
Sous le regard de la lune pâle et de la voie lactée
Il ne tarda pas à la rejoindre et à lui demander son nom
Elle lui répondit et lui retourna la question
Ils passèrent le reste de la soirée
A se découvrir l'un de l'autre et à se regarder
Il lui prit ses mains
Et essaya de lui dire, en vain,
Qu'il la trouvait aussi belle que cette nuit étoilée
Mais elle ne le crut pas
Et lui de son côté n'osa pas
Lui dire qu'il commençait à l'appréciée.
Quand il fut l'heure de rentrer
Dans le cou il lui donna un baiser
Mais ils durent se quitter
Et durant tout le trajet
Elle ne put cesser de ce demander
« Pourquoi ne pas m'avoir embrassé? »
A cette fête elle s'était découvert un amour
Mais elle devait rentrée chez elle,
A 250kilomètres,
De celui qu'elle attendait depuis toujours
Ils se reverront peut être un jour
Mais cette fille l'aimais toujours
Et elle reste encore là à se demander:
« Pense-t-il encore à moi et m'a-t-il seulement un peu aimé? »
*
Léa Carron le 18 10 2006